2015 : la fois où ma génération s’est fait rentrer dedans.

Décembre 2015.
Tu sais, pleins de choses se disent, pleins de choses se passent. Alors qu’on dit de notre génération qu’elle est grossière, j’essaie de trouver un peu de réconfort en regardant autour de moi. Ces derniers temps, j’ai entendu beaucoup de propos sur ma génération. Tu sais, celle qui semble avoir été bashée par un documentaire low class, il y a quelques semaines. Tu sais, moi aussi j’ai eu droit aux yeux de ma mère. À 23 ans, elle a même essayée de me faire LA discussion sur c’qui est correct ou pas, côté sexualité. J’veux dire, j’suis une bonne fille Mom. Si j’ai un compte d’hydro à mon nom, j’suis capable de gérer la situation avec responsabilité. J’me suis toujours respecté, t’inquiètes, c’est pas parce qu’on a généralisé l’image de la jeune femme de la vingtaine d’aujourd’hui, qu’on est toutes de même. Oui j’ai Tinder, oui ça remonte mon ego de savoir que mon troisième voisin, sur qui j’avais un crush dans l’autobus au primaire m’a swipe à droite, non j’ai jamais eu de date Tinder et non ça m’intéresse pas. Trop occupée à écrire des articles pour mon site chéri et à tomber en amour avec Harvey Specter sur Netflix.

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yes, je me trouvais drôle. héhé

 

Décembre 2015.
À moins de 4 jours de Noël, on parcours le trajet pour se rendre au bureau, de la même façon qu’on le ferait un 7 octobre. Le gazon est encore toujours aussi vert, l’hiver nous a oublié. On s’dit que c’est l’fun parce qu’en tant que québécois qui aiment chialer, pas avoir de neige rend la vie plus facile. Les parents, vous répétez que dans votre temps, la neige vous en aviez jusque par dessu à tête ( à lire en joual ). Dans votre temps, ça jouait dehors, ça fesait de la course à chien de traîneaux pis des rides de mammouth glacial. J’veux vous préciser que dans ma génération, maman me mettait mon suit trop fluo pour la vie, typique années 90, puis je me trémoussais dans le banc de neige tout un après-midi. J’veux juste vous préciser, ma génération à moi a connue le verglas. Des patinoires à grandeurs des rues, des soupers de fondues chinoises sur un camping kitchen à chaques soirs et des arrosoirs de jardin avec de l’eau réchauffée sur le poil à bois, à titre de douche. Ma génération, aura vu ça.

Décembre 2015.
Ma génération, c’est celle que vous blâmez toujours d’avoir un cellulaire entre les mains. C’est celle qui passe son temps à poser sa bouffe sur Instagram. C’est la génération selfie comme vous l’appelez. Cette génération là, c’est également celle qui a réussie à bâtir quelque chose avec l’aire du numérique. C’est dans cette génération qu’on retrouve les influenceurs web les plus populaires, les blogueurs les mieux payés et les nouvelles directions du marketing web. Encore là, quand les gens de ma génération ont leurs téléphones entre les mains, assis au bar un jeudi soir, ça arrive que c’est pour r’garder des courriels importants. Leur univers, comme leur ambition, ne s’arrête jamais.

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Décembre 2015.
Alors que je m’apprête à dire au revoir à l’une des années les plus successful de ma vie, c’est avec sourire aux lèvres que j’admets être confiante pour l’année à venir. Depuis quelques temps, moi et mes chums de ma génération, on a été blasté oui. Cependant, on a prouvé qu’on était capables de beaucoup. Croire que la jeunesse d’aujourd’hui est une gang de sans-génies, bons à rien, hypnoptisés par leurs écrans, qui courraillent de lits en lits, serait commettre une immense erreur de jugement. Une erreur de jugement fatale pour nos petits prochains. Prôner cette erreur, empiéterait sur leurs rêves, leurs buts professionnels et leurs idéaux relationnels. S’il vous plaît, cessez vos jugements et soyez donc ben fiers de nous un peu, juste un brin.

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