Avoir 24 ans.

J’avais hâte que le 11 Février dernier arrive. Fouilles-moi, j’ai encore cette manie agaçante d’aimer célébrer les anniversaires. J’ignore encore si c’est pour créer des occasions de porter des toasts ou si c’est simplement par plaisir de mettre une date au calendrier, question de savoir qu’il y aura un dure lendemain de cassage de gueule, cependant j’aime ça. J’aime autant ça que d’autres filles aiment les licornes et la barbe à papa. Les fêtes, c’est mon dada à moi. Cadeaux, célébrations, etc. La mienne ou la tienne, pas d’importance. J’suis énervée comme une anguille sur une torpille.
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Avec l’arrivée de mon dernier anniversaire, j’ai oublié un truc. Je vieillis. Allumes légume, tu me diras. Je sais, fille a pas été ben vite à réaliser qu’à l’approche de sa joie d’enfant pour cette fameuse date, on m’accordait une autre année de vie. La dernière année avant de pouvoir dire à tout le monde “Ben oui Rita, un quart de siècle, j’suis pu jeune” . Drôlement, avoir 24 ans ne m’faisait pas peur. Le couronnement d’une année busy busy et remplie de projets, saluait l’arrivée d’une année qui en promettait à souhait. Cependant, depuis quelques temps, j’ai eu le temps de faire des réalisations sur c’que c’est, les 20’s.

J’suis pas enceinte, j’ai pas de chum et c’est pas sul’ bord d’arrivé.
Quand j’étais plus jeune, preteen à souhait, moi et mes copines écoutions One Tree Hill en se pammant sur Lucas et Nathan, en établissant fièrement qu’après le “lycée” *LOL* on aurait nos boulots, puis nos bébés. BONNE BLAGUE. J’étais convaincue et certaine que les choses se passeraient ainsi. 22 ans et le portrait de famille dressé.
Faut croire que je me suis trompée. Disant pas non à l’amour, faut croire que c’est juste pas encore arrivé. Du moins, à moi. #foreverthirdwheelin’

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Sortir au bar du coin, c’est pu fézable.
J’ai pris le risque ce vendredi dernier, d’aller prendre un verre dans l’endroit où on allait tout les vendredis auparavant. Ohhhh what a bad idea. J’ai réalisé que j’ai 7 ans de plus que les gens qui s’y trouvait.
Parce qu’on s’entend que si on rentrait avec fausses cartes back in times, la game a pas trop changé. #takintherisk

On est pu jeunes.   
J’te jure, je m’entends le dire plus que souvent. Comme quand on se prend une bonne cuite, une soirée comme dans le temps et que ça nous prend une caisse de gatorade bleu format costco et 2 steamés ketchup pour passer au travers du mal de vivre. Oui oui, drette là tu pousses un petit râlement suivi de ” Ouin, on est pu jeunes ” . #claquedansface

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Vendredi : vin, linge mou, au lit avant minuit.
Dans le temps, le vendredi rimait avec crêpage, lipgloss, nouveau outfit pis la grosse affaire. Maintenant c’est, petite bouffe relaxe avec mes amies les plus proches. Aw, pis aucun gros projet. Des restants, du vin, habillé en mou-slash-pyjama, des films, un spa ou une game de jeux de carte. Oui oui, on a même adopté un lifestyle incluant le monopoly à nos activités préférées. #livindalife

Samedi, réservé à l’excès.
Ayant pas d’enfants, pas de chum, pas de chats, pas de chiens. Bon, étant tuuuuu seule, ma vie sociale s’anime d’avantage le samedi. On sert les yoga pants de la veille, pour faire place aux petits kits et sortir manger dans un endroit apprécié. On prend quelques verres, on veille, on danse. Surtout, on va dans des endroits où les gens ont notre âge. Puis le lendemain, c’est divan, commissions et tout le tralala pour préparer le retour à la réalité du lundi. #okbye

C’est beau vieillir. J’y trouve rien de moche ou d’épeurant. Cependant, c’est la première fois de ma vie qu’une année passe, en me laissant réaliser des choses comme ça. Le meilleur dans tout ça; la vie fait bien les choses. Elle trace d’elle même c’qui nous arrive, avec un peu de notre aide bien-sûre. Elle anime notre quotidien et nous amène à resserrer les liens qui sont d’avantage importants pour nous. C’est beau tout çô, c’est beau avoir 24 ans.

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