7 400$ d’internet, oui allo.

On se mentira pas. La majorité d’entre nous sommes consommateurs. On consomme de tout, tout le temps. Des vêtements, des sorties en trop au resto, des cossins et aussi des pulls d’hiver pour nos animaux. On achète plein de choses, qui servent, oui, mais à quel point. Et si j’vous admettais que j’étais capable de dépenser sur quelque chose qui n’est pas matériel directement. Pratique oui, mais pas physique.

Voyez-vous, j’étais dans une relation amour/haine avec ma compagnie de téléphonie mobile. J’avais depuis 6 ans, des contrats que je renouvellais toujours avec celle-ci. Au fil des années, ma profession, c’que je fais dans vie, s’est avéré à se passer beaucoup à travers mon téléphone. Qui dit téléphone, dit téléphone intelligent, dit internet. Au fil des 6 dernières années, la consommation que j’exerçais sur mon iPhone a graduellement augmentée. On parle d’une utilisation d’environ 10go de données à tout dernièrement 22go. Je sais, j’vous entends capoter-hurler-me-traiter-de-débile. Vois-tu, j’travaille sur mon téléphone, et le tout, souvent hors zone wifi. J’ai besoin d’internet comme certaines plantes ont besoin de lumière. Pas vital, mais pas loin. Ce besoin m’a couté 7 400 $ en 2016, no joke. 7d0494445f40caa87a582d0d65e7fbc2

Dernièrement, j’me suis fâché. J’ai réalisé que j’étais rendue amer de me faire vider les poches par une compagnie qui m’entendait me plaindre entre 3 à 4 fois par mois, à chaque mois, pour des montants de factures s’élevant à 350-450$ à tout coup, sans rien me proposer comme solution. J’pensais qu’au bout de 6 ans, on était comme des vieux chums, sans avoir droit à une petite vite, j’aurais quand même pu être prise en main, j’aurais pu me faire proposer quelque chose d’autre, mais c’est jamais arrivé.

Un jour, le mois dernier, j’me suis tanné. J’avais envie d’avoir le nouveau iPhone 7 plus, mais j’avais pas envie de dépenser trop non plus. Drôlement, au lieu de me tourner vers ma compagnie actuelle, j’ai décidé de prendre le temps pour aller magasiner ça, un contrat qui a de l’allure. Pis tsé, faut noter que j’étais pas rendue à fin du mien, mais que la balance me fesait pas plus peur qu’un simple mois d’utilisation régulière à rembourser. Embarques dans l’auto, m’en va chez Bell. ( Ah pis, prends en note que c’est tellement pas un article sponsorisé ou commandité par Bell, le seul lien que j’peux te donner ici c’est le nom de ma vendeuse avec qui j’avais un cours de Francais 1 quand j’étais au cegep, si tu veux les preuves, envoies-moi tes infos, m’a te faxer la facture. ) Arrivée là, on me demande si c’est pour un compte particulier ou entreprise. Pour une première fois, quelqu’un prend le temps de me demander ce qui m’irait le mieux. Question à laquelle je réponds fièrement que c’est pour une entreprise. Pour une première fois que je peux filer mon numéro de NEQ, j’en profite. 15 minutes plus tard, un cours de français 1 comme niveau de connaissance mutuelle, nous v’là que la vendeuse me sort déjà un deal comme si j’avais été sa voisine depuis 10 ans pis que j’avais gardé son chien lors de ses vacances d’été de juin 2004. Un deal de malade. J’comprends pas, j’relis ce qu’elle me dit, je lui demande de me transmettre l’info en courriel, j’vais y penser.

Deux jours passent, je reçois le courriel. Les infos sont toujours les mêmes. Y’a rien de différent à ce que Frédérique, la vendeuse, m’a offert en début de semaine. YO, fait 10 minutes qu’on se connait, t’as plus sizer ma consommation et mes besoins que ma vieille paire de chaussettes usées à corde pendant 6 ans. J’suis à terre. Pis là, j’me dis, ok… m’a m’essayer, sans avoir à changer de compagnie voir si la mienne, ça y tenterais pas d’essayer de sauver notre relation. Juste pour voir si ça y tenterait pas d’ajouter un petit peu plus d’amour que d’haine dans notre relation. Juste au cas, pour voir si après tout ce temps là, y tienne un peu à moi. ( Presque les feux de l’amour, je sais. ) PIS LÀ. 40 minutes d’attente en magasin, pleins d’interrogations à savoir pourquoi je veux abandonner le navire et une vendeuse perplexe par l’offre de son compétiteur. ” On ne peut rien vous offrir de mieux Mademoiselle Lemieux, réellement désolée. ” . C’est moi qui était perplexe. Perplexe d’avoir attendu si longtemps. Si longtemps à mettre cet argent là dans le vide. Dans un dépassement de 6go nécessaire à mon travail. Ah pis en plus, c’est sans mentionné que j’ai tenté de contacter la compagnie en tant que telle, du moins la personne au marketing et relations publiques, afin de mettre l’idée sur le tapis qu’il serait peut-être temps que la compagnie pense à un forfait travailleur autonome des internets, pour que leurs clients paient pour quelque chose qui a de l’allure. Courriel auquel je n’ai reçu aucune réponse. À 24 ans, quand quelqu’un m’écrit, j’ai politesse de répondre. Ma mère m’a appris ça, et drôlement, c’est resté dans mes valeurs.

Des fois, faut prendre le temps de magasiner. Faut prendre le temps de s’informer, de s’arrêter et de prendre les bonnes décisions. Sincèrement, merci Bell pour ton beau service. J’veux juste vous dire que j’étais donc bien contente de recevoir ma facture ce mois-ci, à savoir que mes deux téléphones de compagnie me coûtent un pet à coté de c’que mon ancien partner m’offrait pour une seule ligne. Note à moi-même, des moves adultes comme celui-ci, plus souvent. signature

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