La chance.

IMG_1224-1« T’es tellement chanceuse !»N’importe qui qui a trop peur de faire le pas lui-même ou quelqu’un qui cherche pas plus loin que tes photo Instagram pour te juger.

J’entends ça tellement souvent ! Depuis que j’ai tout lâché pour déménager à Whistler en Colombie-Britannique, cette phrase est tellement récurrente !  Et pourtant, chaque fois, je grince des dents un peu plus.

On a tendance à attribuer de la chance à n’importe qui qui a quelque chose de plus de nous ou qui font quelque choses dont on rêverait faire. Mais la vérité c’est qu’a moins de gagner à la loterie, ce que les gens ont ou font, ils l’ont mérité. Ils ont sué, pleuré, travaillé, échoué et recommencé, ils ont fait des compromis, ils ont fait des choix, abandonné des choses pour avoir quelque chose de meilleur.  On juge tellement vite. Et faites-vous en pas, j’étais la première à me dire que quelqu’un était tellement chanceux lorsqu’ils ont des corps minces et musclés, lorsqu’ils ont une belle voiture ou qu’ils voyagent  beaucoup, mais en arrière de cette façade, pendant que tu écoutes des frères Scott sur Netflix en rafale , quelqu’un est au gym après une longue journée de travail et se donne pendant une heure. Pendant que tu fais le party tous les soirs, quelqu’un est chez lui le vendredi soir et étudie. Pendant que tu te gâtes de vêtements et de restos à tour de bras, quelqu’un s’empêche de faire des sorties ou de se gâter pour partir 1 mois en Thaïlande. En arrière scène, ces gens se battent pour avoir ce qu’ils veulent. Ils ne sont pas dans leur sous-sol en sweatpants en pleurant qu’ils aimeraient dont ça avoir leur propre compagnie ou être en Afrique en train de grimper de Kilimandjaro. Quand tu as envie de quelque chose, il faut visualiser les buts et les étapes que tu as besoin de franchir pour t’y rendre. Même la plus petite des premières étapes, est une étape de plus près de ton but.

Je me sens incroyablement choyée d’habiter dans une des plus belles parties du Canada à mon avis. Mais chanceuse ? Non. Je suis sortie de ma zone de confort, j’ai passé des entrevues téléphoniques avec un anglais pourri. J’ai laissé derrière ma famille, mes amis. J’ai quitté le nid familial ayant avec moi, la grosse chienne de l’inconnu. Je n’ai pas continué ma carrière en ce quoi j’avais étudié. J’ai affronté le stéréotype de la société qui me disait d’aller me décrocher un diplôme, m’acheter une maison, trouver un amoureux et faire une famille. J’avais peur mais j’ai décidé de foncer. J’ai fait beaucoup de compromis et j’en suis fière. Cependant, je ne suis pas chanceuse. Cette décision à changée ma vie et j’ai vécu des choses que je n’osais jamais imaginer !  Je suis comme monsieur-madame-tout-le-monde, seulement une d’entre eux, qui a décidé de mettre une idée en réalité. IMG_1885

La prochaine fois que tu regardes quelqu’un et que tu te dis « Wow ! Elle est tellement chanceuse ! », prends une pause et essaies de réaliser les étapes et les obstacles qu’elle a dû franchir pour en arriver où elle est présentement. À partir de là tu peux voir que toi aussi tu peux le faire. Tu n’as qu’à décider de le faire et tu as franchi déjà 50% du chemin à parcourir.

T’es bonne, t’es capable!

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