Mood de marde.

Avez-vous déjà été à bout d’souffle. Avez-vous déjà eu l’impression que tout était difficile. Que sortir du lit était une situation lourde, affrontez votre journée l’était encore plus. J’étais dans cet état là depuis quelques temps. Il m’arrivait dm’en rendre compte, sans vraiment trop comprendre pourquoi j’étais de même. J’arrivais drôlement à être capable de mettre les mots sur c’qui me grignotais l’âme, même si j’savais que j’étais capable de changer mon attitude face à ça. Y’avait un terme qui me définissait depuis le mois de décembre et c’était celui-ci : exténuée.

Quand j’écrivais, j’le fesais un peu à contrecoeur. Les événements, les meetings, les sorties d’amies, tout était devenu lourd. J’avais pas envie de voir du monde, et quand j’en voyais, j’avais envie de voir mes amis précieux, du moins, ceux qui font partie de ma vie depuis toujours. J’avais pas envie de voir n’importe qui, pour leur dire n’importe quoi quand ils allaient me demander « Comment tu vas? » . J’en étais rendue désagréable. Un endroit bondé me fesait littéralement pogner les nerfs. Aucune patience, aucune tolérance. J’détestais tout l’monde pis j’en suis venue à me détester un peu moi avec.  9a592c760195503fd762fc8e759d84cf

Mon mood de marde est arrivé un peu avant les fêtes. Avec maman qui n’allait pas bien, en faite, elle a dormi le mois de décembre au complet, et la condition de papa qui était réduite à rien, du à  son opération, ça m’laissait pas d’autres choix que d’les prendre en charge pour les aider. – Avant d’avoir une tournure de phrase préconçue de jugements en pensant que j’veux faire mon Aurore l’enfant martyre ou encore que j’veux pas aider ceux que j’aime, ravalez votre bave 3-4 fois. Cette situation là est quelque chose, et j’désire en parler un peu parce que d’autres ont peut-être besoin d’se faire dire que ça va aller. – Voyez-vous, j’aidais mes parents pour les petites et grosses corvées, j’allais faire leur épicerie, j’amenais papa au barbier et à ses rendez-vous, je les amenais chez le médecin. Tout ça, nous a un peu rapprocher. Moi j’avais l’obligation d’être là pour eux et ça m’fesait bien plaisir. Sauf qu’en même temps, pour une première fois, l’obligation me portait à slacker mes trucs à moi, question d’pouvoir vraiment être là en tout temps. Les fêtes ont passées, et tel que je l’ai mentionné un peu plus tôt, on a rien fait. Pas la force et personne organisait quoi que ce soit. Plus le temps passait, plus j’étais avec mes parents. À 24 ans, j’ai réalisé que j’avais la criss de chienne. Aussi laitte que ça. J’avais l’impression de prendre soin de mes parents comme s’ils avaient 85 ans. J’avais l’impression qu’en tant que famille, on avait tous perdu un peu de notre indépendance personnelle. Ça m’a rentré dedans de voir qu’à cet âge là, j’étais bien loin d’être prête à affronter ça. Ça me fesait paniquer, ça me fesait peur pour le future également. À vouloir être là pour eux, être là pour tout le monde, faire mes trucs à moi, rouler ma business, j’en suis venue à me bruler, point. J’étouffais et j’sentais que j’avais besoin de partir loin. Partir loin, juste le temps de rien faire, le temps nécessaire à prendre pour moi serait ma propre décision et celle de personne. Si avoir le mot d’ordre était un petit plus de travailler à mon compte, autant bien en profiter. Constatant ma lourdeur d’esprit, ma nonchalance du matin, j’ai bouqué un billet de train et j’suis partie rejoindre une amie à Toronto. 6 jours. La paix. J’ai bafoué à mes parents que j’avais besoin de vacances et ma mère s’est inquièté. Avoir d’la facilité à écrire comment on s’sent dans des pages virtuelles et réellement en parler à ses proches, c’est deux choses ben ben différentes. Maman avait eu vent que j’allais pas top, puisqu’étant 0 internet lady, ma tante Manon lui avait glissé ses inquiétudes sur mon humeur lors d’un de mes derniers textes * coucou matante, ça va mieux si tu lis ça. * .  J’ai mentionné que j’étais fatiguée et que ce petit périple extérieur me ferait le plus grand bien. En plus, Papa avait repris son autonomie, j’étais donc moins inquiète de les laisser un moment.

Faque j’suis partie pis mon dieu que ça été la plus belle décision. On a bien mangé, découvert des endroits incroyables ( articles à venir ), j’ai travaillé sans pression, je me suis entrainé et j’ai même profité de la piscine. J’avais une envie de nager depuis des semaine, watch moi Flipper se faire aller. On s’est fait dorloter, on a bu du bon vin. Voilà un 6 jours merveilleux.

Quand on part avec l’idée de fuir une situation, le retour se fait avec l’apréhension d’une discussion. Contente de revenir à mes trucs, j’avais un peu un air débiné dans le train. Avouez à ses géniteurs qu’on a de la peine, qu’on a la chienne et qu’on est pas prête à les voir dans cet état là, pas facile facile. C’était selon moi, une façon d’leur ramener dans face une situation pas cool, dans laquelle on est tous pris. Pis finalement après beaucoup de pleurs, beaucoup de blabla, tout s’est placé. Mon état reposé s’est clos par une discussion intense et nécessaire. Mardi matin, je me suis levée top shape. J’ai foncé dans ma semaine comme je l’fesais à tous les jours avant. J’ai eu des meetings super intéressants, j’ai mis des idées sur papiers qui me fesait bien plaisir. Tout ça, parce que ma tête allait mieux et que mon corps suivait aussi. Quand vous avez l’feeling que vous êtes pas 100% bien, que vous avez besoin d’une pause, s’il vous plait prenez le temps de vous arrêter. Prenez un petit break. Un lousse de toute. On se sent si bien après.

Maintenant, tout c’que je souhaite c’est d’avoir plus de force. Être plus forte mentalement pour traverser des périodes difficiles. Être plus forte quand c’est l’temps de parler. Garder une force intérieur pour gérer toutes les émotions qui s’pitchent ses murs quand j’me sens paniquer.

Faut être simplement fort pour passer au travers de ces moments là, en s’faisant accroire que tout va bien aller quand y’a personne qui l’sait en vérité. Prenez soin de vous.signature

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